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Le Bénin
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Une destination enviée
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Un doigt pointé vers le coeur de l'Afrique
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Autrefois appelé
DAHOMEY, d'après l'Empire médiéval du même nom, le Bénin, tel un doigt pointé
vers le coeur del'Afrique Occidentale, est un petit pays entouré par le Nigeria
à l'Est, le Togo à l'Ouest, l'océan Atlantique au Sud, le Burkina Faso au Nord
Ouest, le Niger au Nord. Baigné par les eaux du Golfe du Bénin, il s'étire le
long des rives du majestueux fleuve Niger. De forme allongée en latitude, le
Bénin, situé dans la zone tropicale entre l'équateur et le tropique du Cancer
(entre les parallèles 6°30' et 12°30' de Latitude Nord et les méridiens 1° et
30°40' de longitude Est), couvre une superficie d’environ 112.622 km2 et compte
8.000.000 d’habitants environ dont plus de la moitié a moins de 20 ans. Sa
capitale officielle est Porto-Novo, où siège l'Assemblée Nationale. La ville de
Cotonou, qui abrite les principaux organes administratifs, fait office de
capitale économique. Le Bénin est divisé en douze
départements.
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La variété des milieux
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Bordé au Sud par 125
km de plages atlantiques inondées de soleil et jalonnées parles mangroves
peuplées d'oiseaux fascinants, le Bénin s'allonge vers l'intérieur,vers les
cimes du Mont Atacora et à l'extrême nord, vers le plateau sableux du bassin du
Niger. Un pays tropical dont les saisons sont fortement influencées par les
vents humides de l'océan et les vents secs du désert du Nord. Dans le Sud, le
climat sub équatorial détermine deux saisons sèches et deux saisons de pluies
alors que le Nord n'a qu'une saison sèche et une saison de pluie. La meilleure
époque del'année pour visiter le Bénin se situe entre novembre et mai, lorsque
souffle
l’harmattan, un vent
chaud et sec. Sur les hauteurs de l'Atacora, l'altitude offre une fraîcheur bien
agréable.
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Un
havre de paix et de stabilité politique
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Un
parcours politique exceptionnel
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Premier Etat
d'Afrique francophone à avoir amorcé un changement pacifique de pouvoir au début
des années 90, le Bénin a ainsi ouvert la voie des processus de démocratisation.
Ce pays était pourtant dirigé depuis 1972 par le régime du général Mathieu
Kérékou qui, après avoir mis un terme à un cycle d’instabilité chronique(né aux
premières lueurs de son indépendance en 1960), a officiellement opté pour le
marxisme léninisme dès 1974.Cette orientation se concrétisa alors par une
politique d’étatisation de l’économie et de construction d’une hégémonie
politique à travers le Parti de la Révolution Populaire du Bénin (PRPB),
présenté comme le parti d’avant garde de la révolution.
Dès le début des
années 80 cependant,ce système qu’on a pu qualifier de‘‘laxisme-béninisme’’ en
raison de son peu d’affinité avec le modèle dont il s’inspire,commença à montrer
ses limites. La banque route économique devint totale à par-tir de 1988,
précipitant la crise de légitimité du système. Après plusieurs mois de fortes
mobilisations multi sectorielles, dont notamment celle des enseignants et des
fonctionnaires qui voyaient leurs arriérés de salaires s'accumuler, le général
Kérékou fut contraint d’engager un processus de libéralisation en
1989.
Considéré autrefois comme le berceau del'intelligentsia africaine,
le Bénin qui, aux premières heures du multipartisme en 90-91, a organisé avec
succès la conférence nationale souveraine est en passe de devenir - si cela
n'est déjà le cas - un laboratoire voire un bastion de la démocratie. Depuis
cette date, le Bénin ne cesse de gagner en renom sur l'échiquier démocratique en
Afrique. Les élections qui sont devenues de véritables sources de conflits sur
le continent noir se déroulent au Bénin sans heurt en dépit de quelques
frictions ici et là. Cela a donné lieu à l'élection de Dieu donné Nicéphore
Soglo en 1991 en remplacement de Mathieu Kérékou. Celui-ci est revenu aux
affaires en 1996 quand le technocrate des Institutions internationales devenu
Chef de l'Etat n'a pu convaincre la population sur ses qualités politiques et sa
capacité à sortir le Bénin de l'ornière. Depuis mars 2006, Mathieu Kérékou a été
remplacé au Palais présidentiel par le Dr Thomas Yayi Boni, un banquier
chevronné qui a présidé brillamment la Banque Ouest Africaine de Développement
(BOAD) dont le siège se trouve à Lomé.
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Des
Institution Républicaines solidement enracinées
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« Une,
indivisible, laïque et démocratique »,
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la République du
Bénin est un État uni-taire à régime du type présidentiel assorti d’un
multipartisme intégral.
Instruits par l’instabilité des années
soixante-dix, les constituants béninois ont voulu instituer un pouvoir exécutif
monocéphale tout en évitant une dérive présidentialiste du régime. Le président
de la République est élu au suffrage universel direct, au scrutin majoritaire à
deux tours,pour un mandat de 5 ans, renouvelable une seule fois.
Le
pouvoir législatif appartient au Parlement, constitué par une Assemblée
nationale unique, composée de 83 députés élus tous les quatre ans au suffrage
universel direct, sans limitation du nombre de mandats. En matière
constitutionnelle, c’est la Cour constitutionnelle qui est la plus haute
juridiction de l’Etat. Elle tranche les conflits entre institutions et est
garante des droits fondamentaux et des libertés publiques. Elle veille aussi à
la régularité des scrutins législatifs et présidentiels et proclame les
résultats. Elle s’est d’ailleurs illustrée depuis son installation par son
indépendance vis-à-vis du Parlement et de l’Exécutif.
Par ailleurs, la
Constitution prévoit égale-ment un Conseil Economique et Social. Son rôle est
d'émettre des avis consulta-tifs sur demande du gouvernement ou de sa propre
initiative sur les projets de loi,d’ordonnance ou de décret ainsi que sur les
propositions de loi qui lui sont soumis.
Le pouvoir judiciaire est
indépendant du pouvoir législatif et du pouvoir exécutif. Il est exercé par la
Cour suprême, les cours et tribunaux créés conformément à la Constitution. La
séparation des pouvoirs étant ainsi consacrée par la loi fondamentale, on peut
dire qu'en République du Bénin, la justice est rendue au nom du peuple béninois.
Dans l'exercice de leurs fonctions, les juges ne sont soumis qu'à l'autorité de
la loi. Le président de la République est garant de l'indépendance de cette
justice. Il est assisté dans cette tâche par le Conseil supérieur de la
magistratur La Cour suprême, quant à elle, est la plus haute
juridiction de l'Etat en matière administrative, judiciaire et des comptes de
l'Etat. Elle est également compétente en ce qui concerne le contentieux des
élections locales. Les décisions de la Cour suprême ne sont susceptibles d'aucun
recours.
Une Haute Cour de justice a été mise sur pied et est compétente
pour juger le président de la République et les membres du gouvernement, à
raison de faits qualifiés de haute trahison, d'infractions com-mises dans
l'exercice de leurs fonctions,ainsi que pour juger leurs complices encas de
complot contre la sûreté de l'Etat.
Les juridictions de droit commun
restent compétentes pour les infractions perpétrées par les citoyens en dehors
de l'exercice de leurs fonctions, et dont ils sont pénalement responsables.
Conquise de hautes luttes, la liberté d’ex-pression connaît sa
manifestation la plus achevée par la multiplication des organes de presse écrite
et audio visuelle. Cet uni-vers médiatique est régulé par la Haute Autorité de
l’Audio-visuel et de la Communication (HAAC) dont la mission essentielle est de
garantir et d’assurer la liberté et la protection de la
presse.
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Des
droits de l'Homme convenablement respectés
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L'attachement aux
principes des Droits del’homme est affirmé dans le préambule de la Constitution
de décembre 1990, qui fait référence à la Charte des Nations unies de 1945, à la
Déclaration Universelle des Droits de l’homme de 1948 et à la Charte africaine
des Droits de l’homme et des peuples, adoptée en 1981 par l'OUA et ratifiée par
le Bénin le 20 janvier 1986, et dont "les dispositions font partie intégrante de
la présente Constitution et du droit béninois et ont une valeur supérieure à la
loi interne". Elle est d'ailleurs mise en annexe au texte constitutionnel.
Il s’est alors développé de nombreuses ONG des Droits de l'Homme au
Bénin. En témoignent l'Institut des Droits del'Homme et de Promotion de la
Démocratie (IDH), l’Action des Chrétiens pour l'Abolition de la Torture-Bénin
(ACAT-B), l'Association des Femmes Juristes du Bénin (AFJB), la ligue pour la
Défense des Droits de l'Homme au Bénin (LDH)… A côté de ces ONG, l’Etat,
pour mieux garantir les Droits de l’Homme, a institué la Commission Béninoise
des Droits del'Homme (CBDH) par la loi n° 89-004 du 12 mai 1989. Cependant, la
CBDH agit indépendamment du gouvernement, critique des actions et dénonce les
violations.
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Des
migrations à l'intégration
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Une
spécificité socio-culturelle bien vécue
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Le peuplement du
Bénin remonte de ses origines à la préhistoire. Il s’est échelonné par la suite
sur plusieurs millénaires jusqu’à nos jours, puisque des mouvements de
population d’une localité à l’au-tre se poursuivent encore sous nos
yeux,influant très positivement sur la dynamique socio-culturelle de ce
pays.
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Une
flopé de groupe ethno-lingustiques
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Des groupes
anciennement installés ont formé la population béninoise d’aujourd’hui. Ces
groupes ont donné naissance à un certain nombre d’entités homogènes du point de
vue linguistique et socioculturel qui possèdent une assise territoriale. Au
nombre d’une vingtaine,nous avons: - Au sud : Aja, Waci, Gen, Xuéda,
Xwla,Ayizo, Toli, et Fon ; - Au sud-est : Yoruba et Gun ; - Au centre :
Maxi et Yoruba ; - Au nord : Batumbu, Dendi, Mokole,Fulbe, Cenka, Hausa,
Betammaribe,Waaba, Bebelbe, Natemba, YowaetLekpa. L’ensemble de ces
groupes socioculturels forment la nation béninoise.
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Langues er Réligions
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Une
magnifique tour de Babel
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L’inter-compréhension n’est pas toujours automatique
compte tenu des variantes dialectales. Nénmoins, certaines langues centrales
servent de référence. Au niveau national, il s’agit, entre autres, du fongbe,du
yoruba, de l’ajagbe, du gengbe, dugungbe, du baatonu, du dendi, du ditam-mari,
du waama, du nateni, du fulfulde,du yom, du hausa, du biali, du lekpa,
dumbelime, du foodo, et de l’anii. La coloni-sation et la nécessité de notre
insertiondans l’économie mondiale nous obligent à pratiquer les langues
étrangères. Au Bénin, les principales langues étrangères sont : le français,
langue officielle (administration) et l’anglais pour le commerce et les
relations internationales.
Les peuples du Bénin ont toujours pratiqué
des cultes originaux selon les traditions de chaque groupe socio-culturel. Dans
l’Atacora, les religions nationales sont celles instituées par les premiers
fon-dateurs. Il y a alors plusieurs divinités matérialisées par des éléments de
la nature (pierre, serpent, arbre, etc.).Dansle sud et le Moyen-Bénin on note
une nette similitude entre les panthéons Yoruba et Aja-Fon. Le Dieu suprême est
Orrica chez les Yoruba et Mahu-Lisaa chezles Aja-Fon. Autour du Dieu
suprême(Dieu de tout l’univers) coexistent touteune série de puissance : Sakpata
ou Cankpana (divinité de la terre et de la variole), Xebioso ou Cango (divinité
du tonnerre), Gu ou Ogun (divinité de la guerre et du fer), etc.
A côté
de tout cet ensemble coexistent lesreligions étrangères dont l’Islam,
intro-duit par les marchands Arabes, Hausa et Songhaî dans tout le Borgou et
jusqu’à Djougou, et au sein des peuples Yoruba et le Christianisme introduit par
les missionnaires européens surtout dans les régions méridionales et centrales,
et en pays Otammari.
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Pauvreté et développement
humain
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Malgré un taux de
croissance soutenue en moyenne de 5 % depuis 1994, la pauvreté est restée un
phénomène massif au Bénin et touche environ le tiers de la population; aucune
amélioration n'a été enregistrée entre 1994 et 2000. Selon les résultats des
enquêtes sur les conditions de vie des ménages ruraux, entre 1994-95 et
1999-2000, le seuil de pauvreté a augmenté de 22 % et l’incidence de la
pauvreté est passé de 25,2 % à 33 % soit une augmentation de 8 points. Selon
les résultats des enquêtes légères auprès des ménages, au cours de la même
période,le seuil de pauvreté a augmenté de 88 %mais l’incidence de la pauvreté
est passé de 28 % à 23,3 % soit une diminution de 5 points. Si l’on prend en
considération le fait que le taux d’urbanisation au Bénin en 1999-2000 est de
41 %, en 2002, l’effectif des pauvres au Bénin peut être estimé à 1 959 825
d’où l’incidence de la pauvreté globale à l’échelle nationale serait 29 % (soit
environ un peu moins d’un tiers de la population).
En matière de
développement humain durable, l'indicateur IDH qui était de 0,288 en 1975 et de
0,358 en 1990 a atteint 0,435 en 1999 avant de fléchir à nouveau en 2000 et 2001
où les niveaux sont respectivement de 0,411 et 0,420.Malgré ces résultats que
certaines sources considèrent comme des rattrapages par rapport aux retards
accumulés au cours des années 80, en matière d'IDH, le Bénin demeure en 2000
classé 157 ème pays sur 162 pays et 153 ème sur 162 pays en ce qui concerne le
PIB par habitant en parité de pouvoir d'achat. L'écart de moins qua-tre, qui
est allé de mal en pire, entre les deux rangs indique que dans la réalité,les
performances enregistrées par le pays en terme de croissance économique ne se
traduisent pas par une amélioration au niveau de la santé et de l'éducation
(formelle et non formelle). Cependant, les données de plusieurs pays voisins mis
en graphique dessinent une corrélation positive entre le revenu par habitant et
taux d'alphabétisation des adultes d'une part et entre espérance de vie à la
naissance et alphabétisation des adultes d'autre part.
C'est dire
que l'investissement dans l'éducation est de nature à dynamiser la croissance
économique et à induire par voie de conséquence une amélioration del'état de
santé de la population et partant l'espérance de vie à la naissance .
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Une
économie libérale en pleine expansion
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a situation
économique des pays del'Afrique au sud du Sahara est en constante amélioration
depuis 1990.L'économie du Bénin n'est pas restée en marge de cette évolution
positive grâce à la mise en ouvre depuis 1989 de program-mes de réformes appuyés
par la communauté internationale. Les différentes réformes et mesures mises en
oeuvre dans le cadre des mesures d'ajustement ont permis le rétablissement
progressif des équilibres macro-financiers indispensables à une meilleure
allocation des ressources publiques. Les efforts consentis aussi bien sur le
plan des finances publiques que dans l'exécution du Programme d'investissements
publics(PIP) ont contribué à l'amélioration del'environnement macro-économique
nécessaire à la reprise des activités de tous les secteurs de la vie économique
et sociale nationale.
Le Bénin a opté depuis 1990 pour une économie de
type libéral. Pour l'essentiel,les politiques mises en ouvre ont visé
l'assainissement des finances publiques, la restructuration des entreprises
publiques et la mobilisation de ressources pour appuyer l'Etat dans ses
fonctions régaliennes. Ces politiques ont contribué à l'amélioration de
l'environnement macro-économique puis la relance observée depuis
1992.
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